L’AMDH-Paris/IDF organise une SoirĂ©e Projection
de trois films documentaires de courte durée.

En 2007, la militante Souad Guennoun a fait un reportage sur les mineurs de Jbel Aouam en grève.
La section de l’AMDH-Mrirt a réalisé une vidéo témoignage de l’avocat des mineurs grévistes de Jbel Aouam.
Le film documentaire “Au fond de la Nuit” réalisé par Reda Zeroual donne la parole aux anciens mineurs du Nord-Pas-de-Calais.

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AMDH Paris/IDF: Projection 5 juillet 2013
Les mineurs de Jbel Aouam et les Anciens Mineurs du Nord Pas-de-Calais

La mine Jbel Aouam est exploitĂ©e par l’entreprise minière française C.M.T. Celle-ci ne respecte pas les droits de ses employĂ©s. A titre d’exemple, les droits sociaux garantis par la lĂ©gislation du travail au Maroc, qui dĂ©coule du code du travail et des diffĂ©rents accords professionnels relatifs au secteur minier imposent la prĂ©sence d’un mĂ©decin et d’infirmiers. Le rĂ´le de ce personnel mĂ©dical est d’examiner les mineurs pour vĂ©rifier que leur Ă©tat de santĂ© les autorise Ă  travailler dans les postes qu’ils occupent. Ils jouent Ă  cet effet un rĂ´le prĂ©ventif quant aux risques d’accidents du travail. Mais la C.M.T.ne respecte pas cette rĂ©glementation. S’ajoute Ă   le fait que les entreprises de soustraitance  à Jbel Aouam respectent assez peu les dispositions du droit du travail. La sous-traitance place les mineurs dans des lieux de travail dangereux oĂą les autres mineurs travaillant Ă  contrat fixe n’ont pas le droit de se trouver. En effet, certains mineurs sont sous contrats Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e avec des sociĂ©tĂ©s d’intĂ©rim qui se soucient peu de la lĂ©gislation du travail. Ces contrats prĂ©caires sont renouvelĂ©s tous les trois mois et Ă  chaque renouvellement le mineur perd l’anciennetĂ© et les avantages qu’il a pu avoir.

Ce manque cruel de conditions de santĂ© et de sĂ©curitĂ© fait qu’on enregistre un chiffre Ă©levĂ© d’accidents du travail dans cette mine. Des maladies du travail telle que la Silicose touchent en masse les mineurs. En l’espace de trois mois, trois mineurs ont pĂ©ri dans la mine de Jbel Aouam. Il s’agit d’Issam Raji mort le 10 octobre 2012, Mostapha Foughali mort le 23 octobre 2012 et SaĂŻd Zamzami mort le 6 novembre 2012. Une dizaine d’accidents ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s dont dix fractures, une d’entre elles se situant mĂŞme au niveau de la colonne vertĂ©brale. Il est Ă  noter que tous ces accidents du travail auraient pu ĂŞtre Ă©vitĂ©s si l’entreprise avait fait son travail de sĂ©curisation des lieux.

Et comme si tout cela ne suffisait pas, les droits syndicaux sont totalement bafouĂ©s. Six mineurs ont dernièrement Ă©tĂ© licenciĂ©s pour avoir participĂ© Ă  une grève. Les autres mineurs grĂ©vistes vivent sous menace d’un licenciement prochain. La gendarmerie de Mrirt a convoquĂ© sept mineurs pour enquĂŞter avec eux Ă  propos de la grève Ă  laquelle ils avaient participĂ© et les accuse d’avoir organisĂ© une manifestation de contestation non autorisĂ©e. En revanche les mineurs qui ne participent pas aux grèves se voient rĂ©compensĂ©s par l’employeur. Celui-ci leur offre des salaires plus Ă©levĂ©s ou leur octroie un contrat Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e en guise de contrepartie.

En 2007, la militante Souad Guennoun a fait un reportage sur les mineurs de Jbel Aouam. Souad est allĂ©e donner la parole aux mineurs grĂ©vistes de Jbel Aouam. Nous apprenons Ă  travers leurs tĂ©moignages qu’en 1993, l’entreprise de Jbel Aouam avait fermĂ© durant 3 ans sous prĂ©texte de faillite. Sept cent (700) mineurs Ă  contrat fixe ont ainsi Ă©tĂ© licenciĂ©s et se sont retrouvĂ©s dans la misère. A la rĂ©ouverture de la mine, C.M.T. la nouvelle sociĂ©tĂ© de Jbel Aouam n’a rĂ©embauchĂ© Ă  contrat fixe qu’un tout petit nombre de ces 700 mineurs.

L’entreprise française C.M.T. ne se gĂŞne aucunement pour demander aux mineurs de signer trois feuilles de contrat blanches qu’elle remplit ensuite Ă  sa guise! On y apprend qu’un mineur licenciĂ© Ă  la rentrĂ©e scolaire s’est suicidĂ© car ne trouvant pas de quoi acheter les fournitures scolaires pour ses enfants. Un directeur a confiĂ© Ă  un mineur : « Je dois vous affamer pour mieux vous diriger ! »

Cette année, un militant de l’Amdh-Mrirt a réalisé une vidéo témoignage de l’avocat des mineurs grévistes de Jbel Aouam. L’avocat y explique notamment que le juge a exercé des pressions sur les mineurs pour qu’ils retirent leurs plaintes.

Dans les années 70-80, au nord de la France dans la région du Nord-Pas-de-Calais , les travailleurs marocains étaient encouragés à venir travailler dans les mines. Mais ils étaient victimes de discrimination par la société qui les employait à la mine. En effet, celle-ci considérait que ces mineurs venus du Maroc sont “inférieurs” à ceux d’origine Européens. Grâce à un combat acharné en justice, les anciens mineurs du nord-pas-de-calais ont récemment gagné en justice. Ils ont enfin retrouvé leur dignité volée.

Le film documentaire “Au fond de la Nuit” donne la parole à ces anciens mineurs du Nord-Pas-de-Calais .

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