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FMVJ-France

Le droit à la Justice et à la Vérité

Non et Non à la clôture du  dossier des violations graves des droits humains par le régime marocain et  par le CNDH sans connaitre la vérité toute la vérité et rien que la vérité.

 

A l’occasion de la Journée du 24 mars, journée internationale pour le droit à la vérité en ce qui concerne les atteintes graves des droits de l’homme et pour la dignité des victimes, le Forum Marocain pour la Vérité et la justice en France, salu la mémoire de tous les victimes de la disparition forcée, de la torture et, de l’emprisonnement  et l’exile pour ses opinions.

Au moment où le Conseil National pour les Droits de l’Homme (CNDH), s’apprête à clore les dossiers concernant les disparitions forcées, le FMVJ-France alerte l’opinion publique à l’intérieur du Maroc et à l’échelon international que la question des disparitions forcée durant les années de plomb est loin d’être réglée et un nombre qu’un grand nombre de disparus n’a pas été élucidé comme le prétend les responsables du CNDH. C’est pourquoi les familles des victimes et nous avec elles, sommes toujours en quête de vérité et de réparation des préjudices subis. Les familles de victimes refusent les résultats tendancieux du CNDH qui vise la clôture du dossier à sa guise. Plus grave encore est l’exclusion des familles par le CNDH des étapes les plus importantes pour rechercher des corps et les circonstances dans lesquelles se sont passées des disparitions forcées.

A cette occasion, nous signalons que le Comité de coordination des familles des disparus et les victimes de la disparition forcée au Maroc n’ont cessé de rappeler, durant toutes ces années au CNDH et aux autorités concernées la mise en œuvre des moyens nécessaires pour faire toute la lumière sur les disparitions forcées non élucidées.

Les revendications du Comité de coordination des familles des disparus et des victimes de la disparition forcée lors de sa dernière assemblée générale le 11 février 2016 à Rabat, sont  comme suit :

– Le CNDH ne donne aucune information sur les procédures d’investigations qui ont conduit à ces résultats.

– Les familles concernées ne sont pas mis au courent des résultats.

– Le travail du CNDH est effectué dans une totale obscurité.

– La vérité officielle n’a pas été dite aux familles.

– Dans ces conditions pourquoi  parler de  66, de 9 ou de 6 cas non élucidés, qu’attend t’on au juste au juste des familles concernées ? Accepter l’inacceptable ?

– Jusqu’à présent aucun rapport d’identification des dépouilles n’a été présenté aux familles.

– L’identification par test ADN a été effectuée pour quelques cas très restreins.

– Le CNDH croit qu’il n’est pas nécessaire de procéder à l’identification par test ADN pour les autres cas.

– L’identification pour certains cas s’est basée sur le témoignage d’anciens geôliers, ce qui discrédite complètement les résultats.

– Les tombes ont été ouvertes sans préavis des familles, dans des conditions en contradiction avec les normes.

– Les tombes de Tazmamart sont comme beaucoup d’autres dans un état  d’abandon ; ils portent des matricules au lieu des noms.

– Les familles n’ont pas à ce jours pu faire les cérémonies de deuil.

– L’identification, la restitution et le droit au deuil sont en toujours en suspens .

– Les anciens cites secrets de détention sone dans un état avancé de délabrement, la plupart en ruine, le programme de préservation de la mémoire n’a pas vu le jours à quelques exceptions prés.

– L’impunité est la tache noire dans le processus de réconciliation au Maroc ; aucune réflexion sérieuse n’a fait l’objet d’étude sur ce point, les doléances de voir écartés les anciens tortionnaires sont restées lettre morte. .

– Le programme ambitieux de réparation communautaire connait beaucoup de difficultés il est confondu par les autorités régionales- qui n’aiment pas beaucoup la connotation de réparation-aux programmes de développement locales. Les vidant de leur objectif initial.

– Les procédures de  réparation individuelle doivent être plus rapides, variées, sans exclusion non justifiée, et doivent permettre la pleine satisfaction des victimes et ayant droits.

Sans la vérité sur le sort des disparus, aucune prétention d’un soit disant Etat de droit ne pourra être légitimé.

Le FMVJ-France

24 Mars 2016

 

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